Beijing, post-doc et environs

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mercredi 1 décembre 2010

Visites touristiques entre informaticiens

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Sophie est venue. Elle a écoutée des présentations, à l'ICFEM, à Shanghai, et à propos d'informatique, plutôt théorique. Ensuite, elle a parlée, au FIT, à Pékin et à l'heure prévue, de comment valider un gros machin après l'avoir mis en pièces. En dehors de cela, il lui restait du temps, que nous avons occupé au mieux. Nous, c'est Sophie, une amie, et moi, tels que sur la photo ci-dessus, à l'exception de moi qui m'étais offert une courte pause pour prendre la dite photo, mais je pense que vous pouvez aisément m'imaginer à ma place sur la droite du sofa.

En bref, c'était super, on a visité des très bon sites, à commencer par http://www.teamuse.com/article_021003.html.

Dans la réalité ça donne ça :

MaisonThe.jpg

Après cet échauffement, nous avons rejoint Jiajia et son mari (alias Lisa et Colin, selon la mode chinoise qui consiste à choisir un deuxième prénom anglophone). Jiajia avait déjà rencontré Sophie deux jours avant, puisque je les avais chargé de s'occuper l'une de l'autre, ce qu'elles ont apparemment réussi à merveille ; elles sont fortes ces dames. Par mesure de précaution, pour ne pas tomber sur une restaurant bof-bof, ou mamahuhu comme ils disent en chinois (马马虎虎), nous sommes allés au M, on the Bund. La grande assiette de desserts y vaut son pesant de RMBs ; les discussions entre Jiajia et Sophie valent aussi le coup. J'ai parfois eu du mal à casé un mot. D'ailleurs, je n'ai jamais bien compris les gens qui invitent dix personnes à la fois, alors que moi j'ai déjà du mal à trouver du temps en un repas pour discuter avec plus de deux ou trois amis.

            Bund.jpg    SophieJiajia.jpg

Le lendemain matin, Sophie a longuement causé arithmétique avec le réceptionniste de son hôtel, discussion abrégée par le besoin d'attraper notre train pour Nankin, où nous avons retrouvé Florence, l'amie de Sophie. Nous avons avalé un bol de nouille, pour le centième du prix de la veille au soir, puis nous sommes allé visiter un parc près de la ville. Au passage, on s'est dit que notre organisation préalable du trajet pour Pékin n'était vraiment pas terrible et qu'il fallait mieux ré-improviser cela. Pour rejoindre le parc, nous avons utilisés les vélos de Florence. Sophie s'est remarquablement bien tirée de son baptême de conduite chinoise, entre les bouchons de vélos, les scooters faufilleurs, et le code mollement appliqué. Pour le parc en lui même, je vous laisse juger sur photos:

            Nankin1.jpg    Nankin2.jpg

            Nankin3.jpg     Nankin4.jpg

L'étape suivante consistait en une partie de cache-cache avec les nuages, dans le meilleur site de cache-cache aux environs de Shanghai, à savoir les montagnes jaunes. Notez, que les montagnes jaunes, je vous en ait déjà parlé dans un précédent billet datant du printemps dernier. Là, les joueurs ont changés. La première manche est soutenue. Les nuages descendent, montent, partent et reviennent, laissant parfois derrière eux quelques gouttes de pluie. La nuit venue, tout le monde se retire, et le lendemain, c'est une autre paire de manches : les nuages, dans leur grande majorité, sont très bien cachés. Le soleil nous nargue dans un ciel bleuté.

            MJ1H.jpg       

            MJ1V.jpg          MJ2V.jpg          MJ3V.jpg 

            MJ3H.jpg    MJ4H.jpg

Pendant ce temps, l'unique bus de retour pour Nankin est déplacé de 14h00 à 15h30, signifiant en réalité 16h00. Grâce à deux sauts rapides en taxi on attrape finalement notre avion pour Pékin, avec une vingtaine de minutes d'avance, c'est-à-dire le temps d'avaler un bol de nouilles (pour 10 fois le prix du précédent bol de nouille, c'est le tarif aéroport). Sans ça, Sophie n'aurait pu donné son séminaire (vous savez, celui sur la validation de gros morceaux mis en pièces).

            MJbis1.jpg    MJbis2.jpg

À Pékin, nous avons de nouveau profité des services des Beijings Hikers, pour une rando annoncée pas longue, mais finalement pas si courte. Par chance, le lieux était très joli, et la météo telle que rêvée. À noter qu'il s'agit du Spot de cascade de glace de la région, grâce à ses deux cascades artificielles, mais là, le froid n'avait pas encore fait effet. Pour le 19 décembre, veille de mon retour, qui sait ?

            Rando1.jpg    Rando2.jpg

Ensuite, nous avons encore eu un peu de temps pour essayer divers restaurants, mais pas tous : nous avons coché le Baijiadayuan et sa cuisine "impériale" ainsi qu'un hot-pot fortement pimenté, mais nous avons fait l'impasse sur le canard pékinois. Florence et Sophie ont visité la cité interdite sans moi, car j'avais une date buttoir coté boulot à respecter. On a conclut par du shopping, fructueux, - et je ne parle pas seulement du thé aux fruits confits - dans les ruelles du centre de Pékin.

            Pekin1.jpg    Pekin2.jpg

Notez pour conclure qu'il reste quelques questions en suspens :

  • Qu'elle est l'adresse du blog de Sophie en Roumanie ?
  • Qu'a-t-elle fait en Adfrique du Sud ?
  • Lira-t-elle mon blog jusqu'au bout ?

dimanche 12 septembre 2010

Reparlons travail.

Les étudiants chinois n'ont pas encore finis de me surprendre. Voici deux devinettes liées aux événements de la semaine passée.

A. Le paiement du salaire d'une étudiante en thèse à pris du retard. Je ne sais pas bien pourquoi. Sans doute le dossier a-t-il été oublié.

Question : Combien de temps avant que l'étudiante ne relance quelqu'un pour obtenir son salaire ?

  1. une semaine
  2. un mois
  3. trois mois
  4. au moins un an

B. Un étudiant écrit un article, dans le lequel mon chef et moi sommes indiqués comme co-auteurs.

Question : Comment ai-je appris que l'étudiant a soumis cet article à un journal ?

  1. il m'en a parlé avant de le soumettre.
  2. il m'a envoyé un message au moment de le soumettre.
  3. je l'ai appris après par un autre étudiant.
  4. le chairman du journal m'a sollicité pour une review de cet article (c-à-d, pour le lire et dire si c'est un article digne d'être publié).

(une seule réponse possible)

mercredi 8 septembre 2010

Bilan des vacances

Si ce n'ai pas déjà fait, vous devriez d'abord lire le billet précédent.

Généralités

J'ai fait la distance que j'avais prévu, voire un peu plus à cause du détour par Beichuan, soit un peu plus de 1100km. Par contre, ça n'a duré que 20 jours, alors que j'avais potentiellement plus de vacances disponibles. Ceci dit, comme je suis un cyclo-touriste débutant, il n'aurait pas fallu beaucoup plus long. J'ai rencontré beaucoup de gens sympas, et avec un phrasebook on arrive à se comprendre à peu près pour les choses classiques. Le joker "téléphone à un ami" est utile quand ça se complique (pour la traduction). Le bémol est les voleurs de vélos ; le dernier vélo vient de se faire voler à Pékin, en plein jour devant le bâtiment où je travaille, alors que ce bâtiment est en permanence gardé est que le vélo était attaché à un arbre avec le cadenas le plus cher que j'ai trouvé.

L'itinéraire

La première partie, dans le Qinghai et le Gansu, était vraiment superbe. Les paysages étaient variés et les villes avaient toutes un certain intérêt. Dans le Sichuan, une fois passé Zoïge, le paysage devenait plus limité, car la route était généralement en fond de vallée. Peut-être que cette dernière partie aurait été plus intéressante avec plus de soleil et moins de travaux. Dans les conditions 2010, il aurait été préférable de finir en bus à partir de Songpan. Ceci dit, en regardant la carte, je me dis qu'une autre solution serait intéressante :

  1. Garder la première partie telle quelle, jusqu'à Langmusi où Zoïge.
  2. Traverser l'ouest du Sichuan, en évitant Chengdu et en longeant le Tibet (sans y rentrer, car depuis 2008 les voyages en autonomie n'y sont plus permis). C'est une partie pour laquelle je n'ai que peu d'infos.
  3. Entrer dans le Yunnan et rejoindre Shangrila (alias Zongdian), les gorges du tigre, Lijiang, et enfin Dali. J'y suis passé (en bus) en 2008, c'est une région superbe.
  4. Jonction avec Kunming en bus, à moins qu'il y ait du temps en rab, car cette portion de route est probablement plus banale.

Cela est évidemment nettement plus long, mais ça devrait être faisable en une cinquantaine de jours. Si ça vous intéresse, dites-moi.

La nourriture

Le Sichuan a la réputation de servir une nourriture très épicée, mais sur les plateaux ce n'est finalement pas le cas. J'ai trouvé quelques très bons plats, parfois dans des restaurants un peu chic, mais aussi dans des petits restaurants de village. Au final, on mange très varié (mais on ne décide pas dans quel ordre cela varie). Il n'y a jamais plus de 50 km sans un village où l'on peut s'acheter à boire. Je n'avais pas pris de réchaud, et cela ne m'a pas manqué.

La solitude

Être seul fait que l'on s'amuse un peu moins. Par contre, comme je débutais cela m'a permis de découvrir ce qui se passait quand on ne faisait pas les choses comme il faut, sans que cela pénalise d'autres personnes. Avec une agence, je n'aurais comparativement pas appris grand chose (et aurait payé beaucoup plus cher). Maintenant que j'ai assimilé les bases, je vais chercher du monde pour mes prochains voyages.

Le matériel

Pour le vélo, ces routes nécessitent une bestiole de type VTC, avec des roues de section comprise entre 1.6 et 1.9 pouces. Il faut évidemment un porte-bagages et des gardes-boues. Le premier vélo avait 6 pignons, ce qui était trop peu, le second 7 ce qui suffisait. Les changements de vitesse éveillent beaucoup la curiosité des locaux. Pour les roues, il faut des serrages rapides. Sur le premier vélo, mon "multi-tool" n'était pas assez costaud pour dévisser les écrous des roues.

Le smartphone n'est pas indispensable puisqu'il y a des gens qui voyagent sans, mais c'est vraiment très utile. Ça permet notamment de trouver quel bus prendre, de savoir où l'on est, de voir la carte, d'enregistrer sa trace, etc. Cela fait aussi dictionnaire (avec reconnaissance des idéogrammes chinois), et permet de lire des livres électroniques. Le navigateur web est suffisant pour accéder aux sites de réservation d'hôtels et de billets d'avion. En Chine, il faut compter 100 RMB pour un mois de forfait. J'avais deux batteries externes et cela a suffit pour éviter les pannes sèches.

La tente décathlon ultralight 2 pro est plutôt pratique. Seul, c'est assez confortable. À deux, ça doit être plus tendu. Par ailleurs, je n'ai pas eu de gros soucis pour trouver des emplacements. Sur les plateaux, en faisant une dizaine de km, on est sûr de trouver quelque chose qui convient. Par contre dans la plaine, la population est beaucoup plus dense et le camping sauvage ne me semble pas être une option raisonnable.

Voilà tout ce qui me vient en tête pour l'instant. S'il vous reste des questions, dites-moi et je compléterai. Le plus important est que comparé à du tourisme classique en bus, on gagne vraiment beaucoup en liberté de mouvements.

Mes vacances

7 Août 2010.

J'ai bien tenté un saut au vendeur de billets de train, mais trop tard. Il restait seulement des places debout ; et je n'ai pas l'entrainement pour. C'est donc en avion que je suis arrivé à Xining, dans la province du Qinghai.

Grâce à l'altitude - 2200m - l'air y est assez propre : on voit du bleu vif dans le ciel, ce qui change de Pékin. La ville, bien que capitale de province, n'est pas si grande ; le coeur peut se visiter à pied. Pour ce premier jour, ma visite était orientée magasins de vélos plus que bâtiments touristiques. Après des premières visites décevantes, je tombe sur un marchand qui vend des vélos d'occasion. Après un peu d'hésitation, notamment concernant la solidité de la bête, je me décide pour l'un de ses meilleurs vélos, qui semblent conçus pour la randonnée à vélo. 860 RMB, soit environ 100 euros au temps de change en cours.

J'ai diné en achetant des choses dans les rues (brochettes, fruits, barbe à papa, ...) ce qui fut bien sympa. Par contre, j'ai buté lors d'une tentative dans un bar : j'ai commandé trois fois, avec un menu sans un mot d'anglais, et les trois fois le serveur est revenu en disant "y'a plus (没有)".

Le premier jour, c'était que du bon sur la route. De belles vues avec paysages semi-arides et cultures de blés. Après un col de 1000m de D+ et environ 100km, je me décide à chercher un emplacement de bivouac. J'essaye une petite route qui s'écarte de la grande route. Ça mène à une petite carrière. Il y a un emplacement sur le coté où je ne gène personne. Je suis monté un peu au-dessus prendre quelques photos (il y avait un beau coucher de soleil au-dessus du fleuve jaune), et redescendant, trois jeunes travaillant à la carrière sont venus me voir. Ils sont restés bien une heure. Je leur ai montré mes photos. On a "discuté" avec le "phrasebook" anglais/mandarin. Ils m'ont aidé à monter la tente (une T2 ultralight pro à 500 RMB ; c'était la première fois que je la montais). Ensuite, ils m'ont invité à diner avec eux. Ils habitent dans une grande tente attenante à la carrière, avec leur chef. J'ai pu observer la fabrication des nouilles fraiches. Pas mauvais du tout. Je vais réviser cette recette.

Deuxième jour sans événmenet particulier. Contemplation des paysages juste troublé par le bruit d'un rayon qui s'agite anormalement. Le rayon a été réparé le soir même par un réparateur de Tongren, mais la jante à souffert : saviez-vous que l'on peut tordre une jante uniquement en regonflant une roue ?

J'ai oublié de vous donner les liens :

Troisième jour, j'ai réservé pour deux nuits (n'oublions qu'il de vacances et tourisme), donc c'est balade. J'ai repéré une jolie petite route sur Google Earth. Sur le terrain, elle est encore mieux. C'est petit, sans circulation, ça monte en lacets, jamais trop raides, et la vue est de mieux en mieux. Elle traverse plusieurs villages pittoresques. Ici, les habitants vivent de la culture du blé et de l'élevage. Pour le blé, ils ont taillés des terrasses à flanc de montagne, partout ou presque. Je redescends, sans trop forcer, car j'ai deux rayons qui se baladent hors de leur emplacement (entièrement dévissés mais pas cassés). Au passage, le restaurant au centre de Tongren sert du mouton vraiment excellent. Je vous le recommande.

Quatrième jour, reprise de la route, et pas n'importe quelle route. Je n'en ai jamais vu d'aussi belle. Ça commence par un bout de plat avec des jolis temples tibétains, puis du faux plat montant dominé par des grandes falaises de grès rouge. Après un village, ça monte plus sérieusement, le long de forêts d'un style plutôt Europe du Nord. Enfin, un col, mais après deux kilomètres de descente (et une bonne soupe de nouille dégustée dans un village, toujours avec le phrasebook pour discuter avec les enfants), la route se remet à monter (raide) vers le vrai col du jour. La montée a été rythmée par de fréquentes pauses pour resserrer les rayons. Du temps perdu seulement, mais sur la fin ça s'est gâté : deux rayons non pas dévissés mais cassés. J'ai de nouveau diné dans un village. Dans le restaurant, c'était étrange : il y avait plusieurs jeunes hommes et jeunes dames avec des jolies tenues, style tenues de fête traditionnelles. Qu'était-ce ? Je n'ai pas su. Peut-être une journée de présentation des célibataires.

Au cinquième matin, rangement de la tente sous une fine pluie. La roue arrière a vraiment mauvaise allure : 3 rayons cassés et 4 rayons complètement dévissés. C'est sous la pluie que j'ai résolu le sort des 4 rayons dévissés. Heureusement l'étape est courte : moins de 30 km et un tout petit col. À l'arrivée à Xiahe, l'état de la roue arrière est catastrophique. C'est d'ailleurs en marchant à coté du vélo que je rentre dans la ville. Je trouve un réparateur, qui fait ce qu'il peut, et plus que je n'avais imaginé qu'il puisse faire. Malheureusement, la roue n'est pas plus solide qu'au départ, et sa survie, donc la suite, est compromise. J'ai eu le temps le soir de visiter un peu le monastère, qui est vraiment intéressant. Quelques étrangers s'y sont installés, dont un new-zélandais présent depuis une dizaine d'années. Un jeune moine tibétain m'a tenu compagnie pour le repas, afin d'exercer son anglais.

Au sixième matin, je jette un oeil par la fenêtre vers mon vélo, et soudain, c'est le but. Plus de problème de roue arrière, car plus du tout de roue arrière. Ni de roue avant, ni de ce qu'il y a entre. J'avais naïvement laissé mon vélo dormir dehors. J'ai déclaré le vol du vélo à la police locale. J'ai constaté au passage que la police de l'immigration française à mauvaise réputation jusque dans les villes reculées au milieu des montagnes. Retour en bus à Lanzhou, bien décidé à poursuivre dans la foulée vers Pékin. Une recherche sur Google des vendeurs de vélos m'en a temporairement dissuadé.

Premier dimanche, je visite les vendeurs de vélo de Lanzhou. Je trouve mon bonheur (plus cher : 1500 RMB), mais je suis limite en sous, car un virement a été bloqué avant mon départ. J'ai appris au retour que c'était à cause d'un deuxième prénom oublié par la banque française, mais soulevant la méfiance de la banque chinoise. Grâce à mes connaissances en mathématique, j'ai pu calculé que "ça devrait faire", à condition de privilégier un peu plus les bivouacs. Je suis remonté dans la foulée en bus à Xiahe, d'où je suis reparti immédiatement après avoir acheté un petit pique-nique à base de friture. Le soir, superbe bivouac sous les étoiles, pas un nuage et une voie lactée bien marquée. Tout autour des collines vertes et des immenses prairies (fleuries, bien sûr).

Au matin, c'est autre chose. Mon estomac commence par rejeter le pique-nique de la veille. Il ne fait pas chaud. Je m'efforce de ranger mes affaires et avancer jusqu'à un endroit ou le soleil chauffe. Cette section de route n'est pas bitumée, mais roulante. C'est beau mais physiquement je peine. Même les sodas ont du mal à descendre. En prenant bien mon temps, j'ai pu rejoindre Luqu et y diner. J'ai ensuite trouvé un bon emplacement de bivouac.

Neuvième jour, je repars toujours sans appétit. La route est bonne. En milieu d'après-midi, j'arrive au charmant village tourisitique nommé Langmusi, situé sur la frontière entre le Gansu et le Sichuan. Je trouve sans mal un petit hôtel, et je m'y pose pour deux nuits, afin de récupérer. C'est les premiers plateaux de l'Himlaya coté Chine. L'altitude est de 3350 m. Il y a beaucoup de tibétains ; en particulier les panneaux routiers sont bilingues mandarin + tibétain.

Dixième jour, c'est repos. Tourisme le matin (il y a deux monastères à voir) et rando pédestre l'après-midi. Celle-là est sur c2c : http://www.camptocamp.org/outings/234294/fr/col-au-s-de-langmusi-par-la-gorge. Les photos parlent d'elle même.

Premier jour du Sichuan. Grosse averse juste après le départ, puis ça se calme. La route plonge alors dans un tunnel. Heureusement, ils ont conservé l'ancienne route qui passe au-dessus par le col. Ça ne m'aurait pas déplu qu'ils conservent aussi le goudron de l'ancienne route, car celle-ci commençait à être bien cabossé. Des jeunes filles me guident dans la descente. Avec des gestes, plus des paroles aux quelles je n'ai rien compris car j'avais oublié de prendre un phrasebook anglais-tibétain. J'essuie encore deux averses, puis j'arrive à Zoïge, ou je déjeune/dine en fin d'après-midi. Budget oblige, je repars pour trouver un emplacement de bivouac. Pas de bol, il repleut de plus belle. Je trouve finalement un endroit correct, mais je dois m'essayer à l'exercice aui consiste à monter une tente sous la pluie, puis y abriter les affaires déjà mouillées, celà sans laisser l'humidité pénétrer dans la tente. Je pense mériter une mention passable, voire mieux.

La pluie s'est arrêtée avec le lever du jour. Je repars donc sec. Peu après le départ je me fais courser par un chien de garde mal gardé. Il a réussi à faire un trou dans l'emballage plastique de mon thermarest (le Z-lite, que vous connaissez tous), mais ça lui a valu mon pied dans la figure. Je pense donc que l'on est quitte. La suite a été marqué par une météo étonnamment favorable, avec un fort vent de dos pendant une longue section. À ma grande surprise, alors que je pensais arriver au pied d'une montée en lacets, je suis arrivé au col, à 3840 mètres d'altitude. J'avais mal lu la carte, en réalité les lacets étaient coté descente. Cette bonne nouvelle m'a donné des ailes et j'ai poursuivi du coup jusqu'à Songpan, y arrivant avec un jour d'avance. Ce fut une étape de 150 km ; je ne pensais pas pouvoir faire tant.

J'opte pour passer deux nuits à Songpan. Premier jour, repos le matin puis rando d'observation l'après-midi. Le lendemain, le ciel est malheureusement bâché. Je renonce à la grande rando que j'avais prévue. En effet, j'aurais aimé voir de grandes montagnes, mais elles étaient malheureusement dans les nuages.

À Songpan, j'ai appris que la route directe pour Chengdu via Wenchuan était fermée à cause d'un glissement de terrain. Sur la carte il y en a une autre, par Beichuan, à peine plus longue. Jusqu'à Maoxian, c'est la même route. Je file vers Maoxian, c'est un fond de vallée globalement descendant, mais malheureusement la route est en travaux. Au moins sur 100km, c'est une succession de route en terre dure et de champs de boues, avec des camions soulevant de la poussière. Le vélo souffre, moi aussi. Je dine à Maoxian, c'est désormais de la nourriture pimentée typique du Sichuan. J'étais trop fatigué et il me fallait repartir, en montée, pour trouver un emplacement de bivouac. Ce repas n'a donc pas eu le temps de dépasser mon estomac. Notons qu'il n'y a plus de tibétains ici. Dans certains villages, toutes les maisons arborent un drapeaux chinois (qui ici signifient peut-être plutôt "Han"/"nationalistes" ?).

Le lendemain, la pluie me donne une excuse pour une grasse matinée. Je n'ai décollé que vers 10 ou 11 heures. La journée a bien commencé par un charmant petit col. Route non goudronnée mais en bon état. Ensuite, ça c'est de nouveau gâté avec d'interminables travaux. Enfin, j'ai atteint une section où les travaux étaient finis. Malheureusement, cette zone avait souffert des inondations et fortes pluies de la semaine précédente. Plusieurs petits et moyens glissements de terrain couvraient en partie la route. Par endroit, des caillous continuaient de dégringoler.

Je suis alors arrivé à un village où de nombreuses personnes attendaient près d'un embarcadère. J'ai vite compris que ça signifiait la fin de la route. J'ai quand même tenté un coup d'oeil un peu plus loin, mais cela ne m'a rien appris. En "discutant" avec des locaux, j'ai compris qu'il me faudrait prendre le bateau (genre petit bateau mouche) mais que ce ne serait pas avant le lendemain. Il me fallait obtenir des précisions au village. Personne ne parlait anglais, mon téléphone ne passait pas, et certains jeunes avaient plus envie de se moquer qu'autre chose. Ça a fini par se tasser un peu, et une jeune femme m'a proposé de téléphoner avec son téléphone, à quelqu'un capable de traduire. C'est finalement les policiers locaux qui m'ont aidé à trouver un endroit pour la nuit. L'officier de police a jugé nécessaire de m'interroger sur les raisons de ma présence ici (ce n'était évidemment un village touristique dans lequel les étrangers vont, ni s'arrêtent). Pour cela, il avait trouvé une autre jeune femme qui parlait bien anglais. La situation était assez cocasse. Beaucoup de chinois approchaient pour voir l'étranger avec un vélo. Alors que je parlais avec les policiers, j'ai même était interrompu par un gentil chinois demandant "May I help you? How can I help you?", ne tenant pas du tout compte de la présence des policiers et de la traductrice amatrice.

Le lendemain, je suis retourné à l'embarcadère. J'ai du repasser un coup de téléphone à ma traductrice favorite pour comprendre comment monter sur le bateau (avec un vélo, ce qui ne semblait pas enthousiasmer les conducteurs). Je n'étais pas bien rassuré sur ce bateau. En effet, par deux fois, nous avons du traverser des zones complètement couvertes de déchets. Surtout du bois mort, mais aussi du plastique, et même deux cochons morts. De retour au sol, j'ai vu le sentier montant dans la montagne, mais j'était déjà plus rassuré. Les locaux m'ont aidé à porter le vélo sur la première section raide. Ensuite, j'ai pris un peu d'avance sur une section roulante par morceau. J'ai croisé un vieux chinois qui me faisait signe que non vraiment avec un vélo ce n'était pas possible. Sachant d'où je venais, j'ai continué sans hésitation. La piste roulante a alors cédé la place à un chemin grimpant (au sens : les mains servent). J'ai posé le sac et enlevé les sacoches, afin de procéder par étapes. Par chance, des locaux m'ont rattrapés et ont naturellement pris mon sac et les sacoches pour les porter, pendant que je portais le vélo seul. Vers 12 h, j'ai repris pied sur une piste carrossable. Vers 13h, j'étais de nouveau sur une route impeccable. Au passage, j'ai découvert une ville détruite par le tremblement de terre de 2008, et abandonnée car reconstruite à un autre emplacement. Voir tous ces bâtiments détruits ou simplement penchants est vraiment terrifiant. J'ai poursuivi jusqu'à Mianyang où j'ai trouvé un hôtel, et avec un peu plus de mal, un restaurant.

Dernier jour de vélo pour atteindre Chengdu. 120 km de plaine barbante car poussiéreuse sous un ciel gris, mais il fallait bien conclure.

Il m'a resté un seul jour pour la visite de Chengdu. Il ne faut guère plus que ça, car les principales attractions du Sichuan sont hors de la ville. Parmi les choses intéressantes, un temple, un parc ou les gens chantent et bougent, et surtout un super petit restaurant "français méditerranéen". Dans ces conditions, c'est le genre de restaurant qui parle vraiment à mon coeur.

samedi 24 juillet 2010

Photos de Chine

Je vous conseille d'aller jeter un oeil à cette série de photos : http://www.panoramio.com/user/1201050

Je suis tombé dessus aujourd'hui en promenant dans Google Earth. Je prépare mes vacances. Si tout ce passe bien, je pars vers le 7 août.

jeudi 22 juillet 2010

L'expo.

Pour rattraper mon retard, il me reste à vous parler de l'exposition universelle qui se tient à Shanghai, et que j'ai visité avec Jiajia dans la foulée de mon week-end à Hangzhou.

Voici une première photo du hall d'accueil : P1080912.jpg

Le thème conducteur de l'expo est "better city, better life". On peut donc déjà en déduire que dans une ville meilleure, il y a des parcs à bestiaux, où des choses qui y ressemblent.

Voyons l'avis des autres pays. Allons par exemple voir le pavillon de l'Australie. Une photo en chemin : P1080945.jpg

Puis une autre à l'intérieur : P1080948.jpg

Et enfin une avant de sortir (Oh, un plongeur !) : P1080975.jpg

Nous ne sommes guère plus avancé par ce que sera une vie meilleure dans une ville meilleure. Faisons un crochet par le pavillon du portugal : IMG_0677.jpg

Je ne me souviens plus ce qu'il y avait à l'intérieur, probablement une vidéo comme dans les autres pavillons, avec peut-être d'autres bricoles.

Nous avons fini par le pavillon de la Suède. Voici une photo prise de l'extérieur : P1090018.jpg

Ok, il a fallu patienter un peu, mais une fois à l'intérieur, nous avons découvert des choses : P1090030.jpg IMG_0700.jpg

Vous aurez reconnu, bien sûr, le salon Ikea.

PS : d'autres photos ici : http://picasaweb.google.com/claude.helmstetter/ShanghaiExpo

mardi 20 juillet 2010

Compléments

Pour Xiang Shan, j'ai deux photos en rab (cliquez pour agrandir).

autre photo de moi à Xiangshan photo de moi à Xiang Shan

Comme vous le voyez, elles ne sont pas de moi, puisque je suis dessus. Elles sont en faite d'une photographe qui accompagnait une amie mannequin sur cette même rando. Nous les avons croisées presque au tout début de la montée, et à partir de là, Shanpeng a veillé à ce que les pauses soient suffisamment longues ou suffisamment courtes pour que nous ne les perdions pas de vue. Il semble qu'il les ait revues au moins une fois depuis, puisqu'il a pu me fournir ces photos.

J'ai deux autres photos - je n'ai pas réussi à en obtenir plus - de la visite de la haute hiérarchie. Elle est venue le lundi 5 juillet avec une petite délégation. Ils sont restés un peu plus d'une heure, le temps d'écouter une présentation du labo par Vania (pas totalement zen), puis de discuter avec les scientifiques français à Pékin (dont en gros la moitié était du Liama, le reste d'autres universités chinoises). Ce fut fort intéressant.

Visite3 Visite4

(Je suis la première photo, un peu caché, mais pour la deuxième, j'étais malheureusement un mètre trop à droite. Vous ne verrez donc pas ma chemisette de Hangzhou)

mardi 13 juillet 2010

Résumé des épisodes en retard

Certains ont peut-être constaté la présence de nouvelles galeries photos sur Picasa de même que l'absence de nouveaux billets sur ce blog. Je vais essayer de mettre à profit les quelques minutes qui me restent avant de tomber de sommeil pour vous donner l'histoire qui accompagne ces photos.

On a d'abord un lot de photos de Hangzhou (杭州) : http://picasaweb.google.com/claude.helmstetter/Hangzhou

Je ne me souviens plus quand c'était, mais par contre je suis sûr que c'est parti d'une idée de Jiajia. Elle m'a appelée pour me dire qu'elle avait des billets pour l'expo. Or pour éviter la foule, il vaut mieux aller à l'expo en semaine. Or (encore), on ne fait pas un aller-retour à 1000km de là juste pour une journée de visite, il faut donc combiner ça à un weekend. Or (re), Shanghai, car il s'agit de l'expo de Shanghai, bien sûr, j'ai déjà visité.

Hangzhou, ce n'est pas loin de Shanghai. Une ou deux heures de train selon quel train on prend. J'ai obtenu un billet de train pour Hangzhou (au deuxième essai), partant de Pékin le vendredi soir. Ben oui, comme l'euro baisse et que le coût moral d'un voyage en avion augmente, je suis obligé de me mettre à utiliser des moyens de transports d'avenir. Le samedi matin j'ai retrouvé Jiajia. Elle était accompagnée de : son mari, Daisy, une collègue déjà apparue dans un épisode précédent, et une colocataire de Daisy dont le nom m'échappe. Faut dire que Daisy, par rapport à sa coloc, dit plus de choses intéressantes tout en parlant moins ; où alors, c'est que le charme de Daisy me fait perdre mon objectivité.

Hangzhou, donc, c'est sympa. L'important à Hangzhou, c'est le lac. D'un coté, il y a la ville, qui est une ville ma foi normale, et de l'autre coté il y a des collines verdoyantes avec des plantations de thé. Le samedi, on a mangé, parce que les restaurants aussi à Hangzhou sont sympas, puis on a fait le tour du lac à vélo. Ensuite, les dames ont voulu aller voir un magasin de soie. Donc nous y sommes allé. À l'intérieur, elles n'y ont rien trouvé, mais moi j'y est trouvé une chemisette, qui m'a été bien utiles pour la visite de la ministre.

Le dimanche, il pleuvait. Nous avons commencé par la visite de la rue de la soie. Ça aurait pu être marrant, j'ai suggéré à Jiajia d'essayé plusieurs robes "intéressantes", mais elle s'est contentée de robes très (trop) classiques. Pas mieux coté Daisy. Ensuite, nous (allégés de deux dames) avons mis le cap sur le musé du thé que Vania m]avait recommandé. C'est effectivement un endroit très recommandable. C'est gratuit (si on résiste à la tentation d'acheter du thé en sortant ; mission impossible), on apprend des choses, et qu'on ressort on se trouve au milieu des plantations de thé qui courent entre les collines. Jiajia et son mari ont trouvé un producteur de thé (xihu longjing 西湖龙井) qui acceptait de vendre une part de sa production directement aux particuliers. Ensuite, malgré la pluie, on s'est baladé dans les environs.

Le dimanche soir, nous sommes rentrés à Shanghai, et le lundi je suis aller découvrir l'expo avec Jiajia. Son mari, sagement, a préféré aller travailler. Le lundi soir à 21h, je suis monté dans le train, et le mardi matin j'étais à l'heure pour ma réunion. Ce fut l'occasion de voir qu'en Chine des VIPs prennent le train, et que pour eux il est possible de se faire déposer sur le quai directement en voiture. Pour l'expo, ou la ministre, il vous faudra attendre le billet suivant.

La gallerie suivante montre Xi'an (西安) et ses environs : http://picasaweb.google.com/claude.helmstetter/XiAn

C'était le weekend d'après, et c'était avec Gwen, stagiaire vietnamienne du labo, et Shruti, stagiaire indienne du labo. Nous y sommes allés en train (une nuit pour chaque sens), catégorie sièges mous, à défaut des couchettes dures, et par mépris des sièges durs. Le samedi, Shruti voulait allé voir Huashan. Donc nous y sommes allé. Ce n'était pas aussi bien qu'espéré. Le trajet est long. La montagne est jolie mais pas démente. Le parc est organisé pour plumer le touriste, avec notamment une navette à 20RMB pour deux kilomètres (et interdiction de marcher sur la route empruntée). Ceci dit, on a avec un peu d'imagination réussi à bien s'amuser. Nous sommes rentrés trop tard pour bien manger. Le lendemain, nous sommes allés voir la fameuse armée de pierre (avec une pause quasi-inévitable dans un magasin de souvenirs). L'après-midi, nous avons tournicoté dans le centre à la recherche de vélos à louer. Sans grand succès. J'ai visité la tour du tambour et celle de la cloche, qui étaient bien sympas, avec des petites démonstrations musicales.

Tout ça c'est terminé par une visite de la grande pagode de l'oie sauvage ; visite reconvertie en une séance d'amusement entre les fontaines d'eau, dont je suis ressorti moins mouillé que Shruti mais pas indemne.

La dernière galerie montre les collines de Xiang Shan (香山) et le jardin botanique qui est au pied : http://picasaweb.google.com/claude.helmstetter/XiangShanEtJardinBotanique

C'est une agréable rando, à la porte de Pékin, hors parc payant et donc hors chemin bétonné, avec un monte raide jusqu'à n mini-sommet, puis une descente qui débouche au fond du plaisant jardin botanique. Dès que j'aurais le temps, je rentrerai la sortie sur camptocamp, mais là tout de suite, je n'ai plus le temps de vous en écrire plus. Reconnaissez seulement que cette fois j'ai vraiment pris une photo de merde.

Je n'ai pas non plus le temps de relire. donc vous me direz par commentaires ce qu'il faut que je corrige.

mercredi 16 juin 2010

Ballade avec tente le long du grand muret

Le weekend dernier, j'ai fait ma ballade désormais mensuelle avec les Beijing Hikers. Celle-ci avait de spécial d'être sur deux jours avec une nuit sous tente, avec tout à porter, dont l'eau. Cela explique sans doute qu'il y avait moins de monde : uniquement six participants plus deux encadrants.

Les photos sont sur ma galerie picasa. En cette saison, c'est très vert et il y a encore des fleurs. La plupart du temps, sous suivions la grande muraille, mais dans ce secteur, elle est très vieille et très abimée. Du coup, par endroit elle ressemble plus à un grand muret.

Le weekend prochain je vais Hangzhou, puis à l'expo de Shanghai. J'espère que ce ne sera pas trop saturé de monde, car comme certaines mauvaises langues le disent : ce qui ne seront pas allé voir l'exposition de regretteront, ce qui y seront allé le regretteront encore plus.

Le grand Muret

jeudi 3 juin 2010

Montagnes jaunes, montagnes pékinoises, ...

J'ai ajouté deux lots de photos sur picasa :

Les premières datent d'avril. Il s'agissait d'un weekend dans les montagnes jaunes (黄山). Il s'agit d'un massif de montagne situé à proximité de Shanghai. Ici, proximité signifie 5 heures de bus. Le voyage était organisé par des collègues de Jiajia. Nous étions donc 10, dont des informaticiens chinois et moi. Le samedi, on a pu se balader et voir de jolies choses. C'est un parc, donc on ne salit jamais ses chaussures sur de la terre. De plus, on ne glisse pas, car le sol n'est jamais en pente : si ça monte ou descend,n'est-ce qu'un peu, il y a des marches. Le lendemain, par contre, on a eu du mauvais temps. Et pour je ne sais trop bien quelle raison, des gens sont apparus de partout. Nous sommes redescendu, mais ce fut difficile. Nous voulions redescendre à pieds, mais nous avons échoué à cause d'un bouchon infranchissable bien que l'on ait poussé fort. Du coup, nous sommes redescendu en téléphérique (pas gratuit du tout). Au total, c'est plusieurs heures passées dans des bouchons (piétons) juste pour ressortir.

Le deuxième lot de photos a dix jours. C'est une sortie avec les Beijing Hikers dans les environs de Pékin, à Dahaitou Shan (大海驼山, vous devez commencer à reconnaitre le dernier caractère). Ici, environs de Pékin signifie 2h30 de bus. C'était beau, mais un peu court. Je pense qu'il n'y avait même pas 1000m de dénivelé. Ce qui est bien maintenant, par rapport au mois d'avant, c'est qu'il y a de la verdure. Ce n'est plus du marron gris.

Entre temps, j'ai passé trois semaines de vacances en France : une semaine à finir un article d'urgence, puis deux semaines à regarder la pluie (et en parallèle, aller voir des amis).

Par ailleurs, je suis aussi aller visiter une salle d'escalade à Pékin, celle qui est censée être la plus intéressante. C'est bien, bien que loin d'égaliser les salles grenobloises. C'est à 18 km de chez moi, soit pil poil une heure de vélo de chez moi. Grâce à mon nouveau support d'iPhone pour vélo, j'ai pu tester l'orientation en ville et vélo par iPhone+GoogleMap. Je pense y retourner.

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